C'est une photo en noir et blanc. D'autant plus noire que la plupart des protagonistes sont vêtus de sombre et que les sourires sont rares. Seule la gabardine de mon père et de mon oncle font des taches plus claire dans ce groupe familial. Et aussi le...
Lire la suite
Mais pourquoi mémé Zizou, mon arrière-grand-mère adorée, n'est-elle pas sur la photo aux côtés de la mariée ? Elle avait accompagné tout au long de sa vie cette enfant née de père inconnu, à une époque dure aux "filles mères". Pour la protéger le plus...
Lire la suiteA la façon de... (de très loin...) Je voudrais pas crever avant d'avoir côtoyé les dauphins d'un lagon de turquoise parcouru les déserts sous un soleil ardent chevauché un pur sang dans les plaires d'Oural grimpé jusqu'aux sommets des blancheurs tibétaines...
Lire la suiteNicole devait avoir trois ans, j'en avais deux de plus. Petite boule emmitouflée dont je sens encore dans ma paume la chaleur duveteuse, dont j'entends le rire confiant et les petits cris de joie. Elle chevauchait mon cheval de bois à grandes roues, accrochée...
Lire la suite
Comment espérer la réalisation d’un rêve le temps d’une journée longuement préparée, organisée pour qu’elle soit parfaite, procurant un bonheur intense, alors que je sais pertinemment que celui que l’on écrit si perfidement avec un grand “B” n’existe...
Lire la suite
C’est le grand calme. Une mer étale dans son immensité. Un ciel qu’aucun nuage ne pâlit. Qui pouvait se douter que déjà dans les abysses, les vagues de fond travaillent, fomentent un soulèvement. Il faut peu de temps pour que de minuscules crêtes d’écume...
Lire la suite
C’était un vieux couteau, un couteau de paysan. Son propriétaire ne s’en séparait jamais. Il comportait outre une lame tranchante, quelques accessoires d’une grande utilité. Bien fermé, il trouvait sa place au fond d’une grande poche du pantalon en veloirs...
Lire la suiteIl nous attendait sur la crête. Tout le long de la montée, on l'entendait hurler ; mais il semblait loin ; il ne paraissait pas menaçant. Par moments, même, ses cris de rage se transformaient en bruissements doux. Il nous accompagnait. Il murmurait......
Lire la suite
Au retour de la messe de minuit, l’estomac passablement alourdi par un souper copieux, l’oncle Louis s’est attablé à nouveau, pour déguster, selon la tradition, quelques friandises abandonnées ça et là parmi les treize desserts. Le voici bien décidé à...
Lire la suite
Je me souviens du téléphone mural, noir, dans un angle du hall d’entrée de notre appartement. J’avais dix-sept ans. La première fois que retentit sa sonnerie c’était pour annoncer à mes parents que leur premier petit-fils était né ; une grande joie !...
Lire la suite