Sur la blouse bleue que je lui avais toujours connue, mon père avait enfilé une grosse veste de tricot pour affronter cette froide journée de décembre. Entre deux allées et venues du magasin au trottoir où il tirait cuisinières à bois, à charbon, à fuel...
Lire la suiteL'enfant aux bouteilles C'était l'une de ces belles soirées d'après guerre. L'air était redevenu léger et incitait à traîner dans les rues de ce quartier populaire. Le fracas du rideau métalique que le droguiste venait de faire tomber d'un coup rappela...
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Cette période était difficile ; elle nous privait de beaucoup de choses, de l’inutile jusqu’à l’essentiel. Le travailleur ressortait son vélo ; la voiture marchait au gazogène. Maman prenait son tour dans les queues interminables les jours de distribution...
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Le matin, souvent, c’était dans la « traction avant », véhicule de fonction, de son oncle, qu’elle partait pour le collège. La 301 Peugeot de son père sortait du garage pour les dimanches au cabanon. Il en était fier, son père, de sa 301 ! Il y avait,...
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Les places s’étaient vidées de leurs foules en casquettes hérissées de poings levés, de leurs banderoles et de leurs drapeaux rouges. Les affiches commençaient à se décoller des murs des usines. Chansons et accordéons s’étaient tus. Dans les cafés, autour...
Lire la suiteDes « Bonne journée », il en débite à longueur de temps, Jean-Marc. A tous ceux qui viennent lui acheter le journal ou une revue. Tout Menpenti passe de meilleures journées grâce à lui. Il est tranquille derrière son comptoir, dépassant à peine car il...
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Fier de lui, tête dressée, sourire coquin, les yeux à demi fermés ; un pas en avant de son pied droit, énergique. Il a l’air d’être seul. Les fillettes derrière lui semblent plus interessées par le photographe qu’elles fixent, que par le garçon qui marche...
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Mais vous en avez pas marre de me dévisager, de m’examiner sous toutes coutures, m’inspecter, me juger ? Depuis cinquante ans je vous vois défiler devant moi avec vos regards inquisiteurs. Quand ce gars m’a demandé s’il pouvait me prendre en photo, j’étais...
Lire la suiteDeux pièces ; dans la chambre, avec ma sœur et mes cousins. Dans la cuisine, les adultes parlent. Nous aussi ; mais l’un après l’autre, nous nous endormons. Le dernier qui reste éveillé, entend Tonton Félix dire, en parlant de nous, - « Ils ont plié bagages...
Lire la suiteLe secret des âmes qui se chante fleurit l’écriture.(Annick) Solitaire sans dialogueBientôt geléLe vent se lève.Dehors les bambous s’inclinentEn paix au soleil rouge.(Josette) Le sauvage saké réchauffe l’eauLe frêle oiseau grimpe vers la lune Qui allume...
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