Dans les années 45, nous n'avions pas le téléphone à la maison. Notre relais, quand, vraiment, la necessité l'imposait, c'était le magasin de notre cousin Titin, qui, lui, l'avait. J'étais au collège à Marseille. Un jour de grève des trams : -"Venez dans...
d’après une phrase de Marcel PAGNOL « Je suis né dans la ville d’Aubagne, sous le Garlaban couronné de chèvres, au temps des derniers chevriers » (La Gloire de mon Père) 1er fragment : J’ai appris que le « Garlaban », montagne sacrée pour les Aubagnais,...
La fenêtre est blanche, de givre, de lune, de neige. Au-dessous on peut voir le champ séparant la maison de l’école maternelle. Le matin, les enfants sont réveillés par le bruit du charbon versé dans la cuisinière et des bols posés posés sur la table...
L'oncle Je suis content d'avoir une nièce : j'en ai qu'une.Thalie et moi, on n'a pas d'enfant. Nous habitons sur la Route Nationale. Ma soeur Victoria,son mari Louis et leur fille Josette habitent sur la Route, aussi, un peu plus haut, au bout du village....
J'étais en train de traîner un énorme grain de blé vers la fourmilière ; je tirais, je suais,...quand j'entendis une petite voix chantante que je reconnus aussitôt : celle de la cigale, ma voisine. - Pourriez-vous me prêter quelques graines ; je meurs...
Les jours sont courts ; le silence envahit la nature, seuls les craquements des branches mortes arrachées par la bourrasque, font entendre de longs gémissements. Elle contemple les chandelles de glace le long de la gouttière et revit sa jeunesse, ses...
On avait une chêvre : tranquille, attachée à un pieu sur un bancau. Le plaisir, pas souvent permis, était d'aller la promener, encordée.Un jour, c'est la chêvre qui a donné l'allure, trop rapide pour celle qui tenait la corde enroulée autour du poignet.La...
Cette photo ancienne que je viens de découvrir au fond d’un carton, me ramène bien des années en arrière me faisant revivre ma petite enfance. C’est le matin de Pâques. Je tiens dans mes mains gantées de blanc une superbe cocotte en chocolat. Que de souvenirs...
1er fragment La rue était déserte et silencieuse. Je marchais tranquillement, imaginant ce qui allait animer ma journée. A cet instant précis, il n'y eut plus de rue, plus de silence, plus de solitude. Un éclat sonore déchirait l'air : le son d'un clairon,...
La Colline Entrons dans la clairière embaumée de bruyère, de thym, de romarin. Délaissons le sentier de Grande Randonnée, balisé, ordonné, préférons-lui la sente qui dévalant la pente, nous conduit au vallon envahi de buissons. Quelques asphodèles, frêles,...
Aujourd’hui, j’ai reçu une lettre mêlée au courrier familial. L’enveloppe est jaunie, tirée sans doute d’un coffret d’un autre temps que j’imagine noué d’un ruban de satin. Je la crois arrivée par erreur, cependant elle porte bien mon nom et mon adresse....
Après, on est monté dans un car qui sentait beaucoup mauvais, des filles avaient mal au cœur, y en a même qui ont rendu, c'était pas étonnant car les banquettes elles tenaient pas bien et on se croyait sur le vire-vire dans la fête du village. Enfin,...
Il remonte et prépare du feu dans la cheminée de la cuisine. Feuilles de journal grossièrement roulées en boule, ramilles de pin, branchettes, petites bûches. Quand le feu a pris, il prépare quelques tomates en salade, olives noires, sel poivre, huile....
Un portail noir à ouverture automatique s'ouvre sur une grande allée recouverte de gravier qui conduit à la maison. Déjà, en 1935, mon père avait voulu clôturer la propriété : - Aquo si fa pas eici ( cela ne se fait pas ici) avait décrété la tante Pigne...
L'horloge avait sonné quatre coups. - Puisque le sommeil me fuit, c'est moi qui vais fuir ma maison, ma rue, ma ville, dit Marco en tournant la clef dans la serrure de sa porte. Il marche dans la nuit noire, longtemps... attentif aux sacs poubelles entassés...
Giuletta a compris que chez ses parents, Gigi n’était plus à l’aise : chaque conversation aboutissait à un désaccord entre Gigi et son père. Mieux valait prendre de la distance. L’appartement de Giuletta n’est pas bien grand : deux pièces dans la rue...
Tu étais parmi les invités, l'autre soir, chez moi, pour fêter mon installation dans mon nouvel appartement et pour se réjouir ensemble, entre amis, de la signature de mon CDI comme secrétaire chez ALINEA. C'est l'aboutissement de trois années de recherches,...
Sur la blouse bleue que je lui avais toujours connue, mon père avait enfilé une grosse veste de tricot pour affronter cette froide journée de décembre. Entre deux allées et venues du magasin au trottoir où il tirait cuisinières à bois, à charbon, à fuel...
14 juillet 1965. la maison est prête. Nous emménageons à Routelle. Dans la salle à manger encore vide, posé sur une chaise : le téléphone, installé quelques jours auparavant.Premier objet à habiter dans notre nouvelle demeure. Objet animé par la voix...
Il nous attendait sur la crête. Tout le long de la montée, on l'entendait hurler ; mais il semblait loin ; il ne paraissait pas menaçant. Par moments, même, ses cris de rage se transformaient en bruissements doux. Il nous accompagnait. Il murmurait......
Souvenirs d’enfance à Gémenos Elle était située au centre du village. Grand-mère et grand-père l’occupaient encore ; le magasin « chaussures et mercerie » au rez-de-chaussée était tenu par mes oncle et tante. Chaque dimanche j’y retrouvais mon cousin...
Johnny entendit son frère rentrer. D’abord le bruit de la chaise renversée sous la véranda et les jurons de Jimmy. Puis, ses tentatives pour ouvrir la porte. Mais Erica avait verrouillé, comme tous les soirs. Johnny suivit les pas qui faisaient le tour...
À la manière de Sei Shônagon dans ses Notes de chevet, nous écrivons "Les choses qui..." Les Notes de chevet (枕草子, Makura no sōshi ? ) est une œuvre majeure de la littérature japonaise du XI e siècle, attribuée à Sei Shōnagon dame de compagnie de l'impératrice...
Souvenirs d’enfance Après le tram, le trolleybus, c’est à pied que nous devions rejoindre la campagne. Nous faisions une première halte dans le village, chez l’oncle Étienne. Tante Andréa préparait un bon café, moi j’avais droit au chocolat chaud et ces...
Aujourd'hui, je suis contente mais hier j'ai pleuré quand deux hommes sont venus parler à M. Bistagne : il était à côté de moi devant la maison Pinos : on regardait les Américains qui arrivaient. Je sais par coeur tout ce qu'ils lui ont dit : le soir,...