• PERDUE

                           PERDUE

     

    Si, au moins, il y avait de la diversité dans cette forêt, je pourrais reconnaître le chêne qui m’a abritée du soleil un moment, le sapin à  l’écorce dure que j’ai effleurée…Mais non, des mélèzes, encore des mélèzes tous pareils, à quelques mètres les uns des autres, bien serrés pour que leurs branchages entremêlés me bouchent totalement l’horizon et m’empêchent de voir si, par chance, à l’orée de cette forêt qui n’en finit pas, il n’y aurait pas, qui sait, un village, un hameau, une ferme.

    Non, même la lumière du soleil a du mal à s’infiltrer

     

    Et  l’heure ? elle, elle passe. Bientôt, elle amènera la nuit, ici.

     

    J’étais si heureuse de partir « aux champignons » avec cousins et amis.

    O% sont-ils ? qu’ont-ils fait pour me retrouver ?

    Moi, j’ai crié ; je ne peux plus maintenant : ma voix est cassée.

     

    Marchons ; essayons de rester à l’horizontale, sans monter ni descendre.

    C’est la troisième fois que je tombe. Le sol est-il plus glissant, ici ?

    Non, c’est la fatigue qui me fait trébucher.

    La fatigue, aussi ? qui  ouvre devant moi des espaces de lumière  plus en plus clairs, de plus en plus grands .

    Les arbres sont derrière moi.

    Devant moi, c’est un champ immense tout doré.Je le contemple sans faire un pas de plus.

    Oui !!! je suis sortie de la forêt !!!

    Où suis-je ? où est le village ; je ne reconnais rien

    -«  s’il vous plaît : Le Moutaret ?

    Le paysan me regarde venir :

    -«  c’est de l’autre côté de la forêt.

     

    Ah ! non ! j’en sors !!!


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :