• PAYSAGE

    (Le paysage)

     

    La grotte trop étroite,

    La tribu trop nombreuse

    Les animaux à chasser de plus en plus rares

    Les arbres à fruits de plus en plus dépouillés.

    Le fourrageur s’écarte de son clan de lquelques pas, le premoier jour ; de plus en plus loin, les jours suivants.

    Vient le moment où le bruit des voix ne s’entend plus ; où la fumée des feux ne se voit plus ; où l’odeur de la vie ne se sent plus.

     

    Il est seul. Il marche droit vers le soleil. Il le regarde descendre ; bientôt, il disparaît. Le paysage devient gris puis noir.

    Alors, Nour s’arrête. La sensation de froid lui fait trouver un creux dans les touffes d’herbages du plateau ;

    Les jours suivants le retrouvent cheminant, rapidement quand ses pieds se posent sur l’herbe molle, plus prudemment quand il faut contourner roches ou arbres touffus.

    Il est étonné de la facilité avec laquelle il capture les petits animaux dont il se nourrit.

    D’autres, plus loin, le tentent mais il faudrait être plusieurs pour les capturer.

     

    Le paysage n’est plus le même : il y a de plus en plus d’espace entre les branches pour voir le soleil.

    Bientôt, il n’y a plus d’arbres.

    Devant lui, un espace jaune qui lui paraît immense s’étale sous ses yeux.

    Des tiges, toutes semblables sortent du sol. Elles portent des épis chargés de grains.

    Il en écrase entre deux pierres. Il les goûte, les mâche. La pâte est savoureuse.

    L’eau de la source lui fait confectionner une boule qu’il malaxe et fait cuire.

    C’est l’émerveillement de la découverte : le blé sauvage qui va les nourrir, lui et ceux de sa tribu.

     

    Son regard s’immobilise sur ce trésor.

    La plénitude d’un  bien-être  l’envahit


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