• Le paysage transfiguré - La personnification

    Se faufiler entre les mailles de ces arbustes souples qui barrent le chemin pour, enfin, sentir sous ses pieds nus, la douceur de ce tapis de coton vert brodé de motifs de pâquerettes.

    C'est le travail de ce moment : ouvrage ajouré que je m'impose de tisser, jour après jour, pour réaliser l'oeuvre de découverte de ce coin de campagne.

    Demain, sur le métier de mes genoux joints, je tracerai d'autres points de tiges de fleurs cueillies pour tresser l'ouvrage de ce nouveau jour.

     

    La traverse Cavaillon dévale la pente. Prudemment, elle marque un temps d'arrêt au Plan Cavaillon puis descend à la rencontre de la rue de la République.

    Celle-ci m'encourage à la suivre jusqu'au lavoir qui me fait signe :

          Viens voir la pierre où tante Pigne venait laver ton tablier.

    Le chemin, à droite, se hisse jusqu'au jas. Un petit sentier, tout propre du nettoyage de Valérie, m'invite à venir le voir de plus près. Curieuse, je lui emboîte le pas. Il m'accompagne pendant un long moment.

    En ba, le village n'arrive plus à se faire entendre. Je suis dans la colline qui, elle, est silencieuse.

    Quelques lauriers se tiennent bien droits de chaque côté du chemin en prenant bien garde de ne pas l'envahir.

     

     


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