• La dernière fugitive

                LA DERNIERE FUGITIVE

                                                                                       Tracy CHEVALIER

     

     

    Deux jeunes Anglaises, Honor et Grâce  partent pour l’Amérique rejoindre le fiancé de Grâce.

    Gràce meurt quelques jours après son arrivée avant même d’avoir rejoint son fiancé.

    Honor  reste et s’installe dans le village.

    Rencontre et cohabitation avec une jeune couturière mais rencontre et angoisse avec un cavalier qui arpente le pays à  la recherche des esclaves noirs qui s’évadenrt et tentent de rejoindre Cleveland, localité qui se trouve de l’autre côté de la frontière, dans l’Etat antiesclavagiste où ils seront en liberté.

    Honor protègera et aidera une femme à atteindre et franchir la frontière.

     

    Cette jeune fille me fait peine.

    Il n’y avait que quelques heures que nous avions quitté le port de Marseille que, déjà, accoudée au bastingage, je la voyais, pâle, un mouchoir sur la bouche : le mal de mer !...

     

    Nous avions à vivre des jours et des jours avant d’accoster sur la terre américaine !

    Je lui ai proposé les herbes à tisane que ma grand mère avait glissées dans mes bagages :

    -Si tu  es malade sur le bateau.

    Et notre amitié est née et a duré.

     

    Le voyage s’est terminé et nous ne nous sommes pas quittées : dans l’inquiétude, l’angoisse et le chagrin :  Grâce est morte.

     

    Je suis restée auprès d’Honor.

    La couturière du village m’a embauchée.

    Je participais à la vie des villageois qui m’avaient adoptée ; sauf un, le cavalier Donovan.

    Dès la première rencontre, les présentations faites, le rictus mauvais au mot « esclave » dit avec haine, quand j’ai parlé de cette femme qui m’avait demandé la route de Cleveland.

    -       Vous me le direz si vous en rencontrez d’autres.

    -        Bien sûr que non, me suis-je pensé.

    De ce jour, je fus attentive : quand la nuit venait, je guettais : c’était une femme , un enfant dans les bras, c’était un homme déjà âgé, fatigué, c’était un jeune, énergique et rapide…

    Je les attendais, des victuailles  plein mon panier.

    Et je leur montrais le chemin.

     

    J’avais trouvé une cachette dans les buissons, pour me mettre à l’abri dès que j’entendais

    le battement des sabots du cheval de Donovan.

     

    Il n’a jamais su…


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